Les pages littéraires de Sylvie Bérard

Science-fiction, littérature, écriture

Catégorie: Souvenir

À croire que j’aime les failles (extrait vidéo)

Une vidéo réalisée à partir de la première partie de
À croire que j’aime les failles («Tirs d’ailes»)

Ceci n’est pas un conte de Noël

Chat mis en abyme.

J’ai souvent relaté cette histoire. Si vous la connaissez déjà, vous pouvez lire le texte qui suit en diagonale. Tom et Boy sont des petits chats trouvés. Laissez-moi vous (re-) raconter. C’était par une journée de novembre nantais. J’y vivais pour une année en tant que directrice en résidence (ce poste a été aboli depuis) de notre programme d’année d’études à l’étranger. J’y accompagnais un groupe de jeunes Ontarien.ne.s, alors j’habitais un appartement de fonction, rue Harouys, Nantes. Un soir, de retour de la fac, en ouvrant la porte du hall d’entrée, j’ai aperçu deux chatons de deux ou trois mois (à l’âge où leur queue perd sa forme de virgule et commence à s’allonger). Un voisin qui sortait promener son bichon m’a dit qu’ils étaient là depuis l’après-midi. Il y avait effectivement eu un déménagement dans l’immeuble ce matin-là et tout donnait à penser qu’on les avait abandonnés. J’en ai pris un dans mes bras ; l’autre m’a suivie dans l’ascenseur et je suis montée à l’appartement du 7e. Il était trop tard pour aller m’équiper pour les recevoir, alors je leur ai versé le contenu d’une boîte de thon dans une soucoupe et leur ai improvisé une litière avec du papier journal. Au cours de la soirée, tandis que je racontais ma découverte sur Skype à Suzanne, ma conjointe, j’ai entendu miauler et gratter à ma porte. C’était leur petit frère qui, je ne sais comment, les avait repérés. Je l’ai, lui aussi, invité à entrer.

Par la suite, les affiches que j’ai imprimées et placardées dans le quartier sont restées lettre morte. Ils avaient bien été laissés derrière volontairement. Mais je n’étais pas en position d’adopter des chats ! J’étais en France pour le début d’un séjour qui se terminerait neuf mois plus tard. J’avais laissé au Canada Bali, ma petit chatte vieillissante, à qui on avait récemment diagnostiqué un diabète. Je voyageais beaucoup à cause de ma situation géographique et ma profession. Ce n’était pas raisonnable. Mais je me souciais du sort de ces chatons et je voulais leur donner une bonne maison. Cependant, on était en France, et avant de pouvoir proposer des chats en adoption, il fallait payer pour les enregistrer. (C’était sans doute pourquoi on les avait abandonnés.)

Alors me voilà, par un beau matin pluvieux, tirant derrière moi une valise pleine de chats et me dirigeant vers un cabinet vétérinaire de la rue de Gigant recommandé par Mme Château (maintenant décédée et à cette époque présidente de l’association France-Canada), une des rares personnes que je connaisse à ce moment-là en dehors de la fac de lettres. Dans son cabinet, le vétérinaire me demande d’emblée leurs noms. On est en France en 2006, et c’est l’année des B. Ce ne sont pas des chats de race, mais je suis bonne joueuse, alors, hop, je leur improvise trois noms, Babouche, Bidule et Babiole, qui me semblent convenir à leur bouille. Inutile de dire qu’ils ne seront plus jamais appelés ainsi de leur vie. Le vétérinaire est touché par leur histoire et me propose d’afficher une petite annonce sur le babillard de sa clinique. Je rédige aussi des annonces sur Kijiji et autres sites d’adoption de chats.

Et là commence la valse des demandes ridicules. Tel jeune garçon souhaite offrir un chat en cadeau à son beau-père. Telle femme me demande si je peux les garder jusqu’à Noël. Tel acheteur potentiel n’accepte que des chatons de moins de deux mois. Personne ne veut adopter deux chats à la fois, et c’est cependant ce que je cherche pour deux d’entre eux parce qu’ils sont toujours collés l’un contre l’autre. Le troisième, très affectueux avec les humains, est plus détaché de ses frères. C’est aussi le moins « jumeau » : il a les jeux bruns et ressemble à un Garfield svelte alors que ses frères ont les yeux bleus et évoquent plutôt des siamois. La seule demande sérieuse émane d’une cliente du vétérinaire. Elle est à la recherche d’une chatte pour remplacer sa vieille compagne de dix-huit ans qui vient de mourir, mais elle est prête à adopter un mâle parce qu’elle est attendrie par l’histoire de mes chatons. Son fils et elle me rendent visite. Comme ils n’en veulent qu’un, je leur recommande le petit frère orange. Ils repartent avec. Lors d’une visite ultérieure chez le vétérinaire, j’apprendrai que Caramel (le nouveau nom de Babiole), coule des jours heureux dans un foyer aimant.

Restent les deux autres. Cela commence à faire longtemps. Personne ne veut adopter deux chats à la fois, et moi je suis en train de m’attacher. À chaque séance sur Skype avec Suzanne je verse quelques larmes à l’idée de les voir partir. Je suis quand même en déni : « Ce n’est pas raisonnable », que je ne cesse de répéter en fredonnant « Trois p’tits chats » en boucle. Un soir, Suzanne me demande : « Tu aimerais les garder, hein ? » « Oui ! » que je m’exclame en éclatant en sanglots. Nous nous mettons d’accord et j’entreprends de me renseigner, pour découvrir qu’il est relativement facile d’« importer » des animaux de compagnie de la France au Canada. Il leur faut simplement un carnet de santé en règle et une preuve de vaccination antirabique. Les frais d’entrée au pays, à l’époque, étaient de 30 $ pour le premier chat et de 5 $ pour le suivant. À cela, il fallait toutefois ajouter le transport de 75 € par petit compagnon. Heureusement, j’avais un billet ouvert sur Air France et ce transporteur avait une meilleure réputation dans les voyages avec animaux que d’autres compagnies aériennes.

C’est ainsi que j’ai décidé d’adopter mes deux chats. Leurs noms ont été trouvés par Suzanne : Tom, le dominant maladroit en manque constant d’affection ; Boy, le plus timide au regard de poète et le vrai cerveau du duo ; Tom et Boy comme une blague queer.

Je passe très vite sur toutes les années de bonheur avec eux, mais ce furent des années de logistique également. Tom et Boy ont toujours été des chats turbulents (parfois, je les appelais mes tannantais), mais aussi les créatures les plus douces du monde, les plus aimantes et les plus amoureuses des êtres humains, ce qui fait qu’ils ont toujours demandé beaucoup d’attention. Oubliez les images de chats indépendants pensez plutôt à un gros matou couché sur mon poignet pendant que j’écris et à un autre qui tente d’entrer sous mon chandail pour être plus près de moi, ou alors à deux chats qui luttent à qui rentrerait le plus loin ses poils dans les pores de la peau de votre cuisse. Au passage, vous pouvez aussi vous représenter deux furies qui se chamaillent dans un envol de touffes de poil pour ensuite se retrouver sur la même chaise dans la position du yin et du yang. Vous pouvez aussi imaginer un chat qui fait pipi au coin d’une porte lorsqu’il me croit derrière. Ce sont des petits chats qui n’ont jamais eu de doute quant à la bonté des humains. Peut-être parce qu’ils ont été trouvés aussitôt perdus, ils ont toujours eu confiance en moi et en ceux à qui je les ai confiés durant mes absences. Ils ont conquis beaucoup de cœurs, à commencer par ceux de mes étudiant.e.s canadien.ne.s à Nantes qui sont venu.e.s les garder quelques fois, et de la famille de la Félinière de Saint-Sébastien-sur-Loire qui en a pris bien soin lors de mes déplacements, et par la suite les autres cœurs québécois et canadiens.

En août 2019, mes deux « bébés » ont eu 13 ans, mais ils n’ont jamais cessé de se voir comme des chatons. Il y a deux semaines encore, j’avais une poignée de deux gros chats dans mes bras.

Et puis, j’ai remarqué que Boy avait maigri. J’ai aussi commencé à faire le lien avec les troubles digestifs que je croyais être deux de Tom parce qu’il venait de terminer une prescription d’antibiotiques. Je l’ai conduit à l’hôpital pour animaux et j’ai consenti à lui faire passer des tests, puis d’autres. Difficile de savoir où arrêter dans le cas d’un animal que l’on aime. Mon souci était de lui offrir le meilleur diagnostic possible et, le cas échéant, de bons soins, mais sans m’acharner de manière égoïste. Au téléphone, la vétérinaire n’était pas optimiste. Vendredi dernier, je suis passée le voir à l’hôpital. Il était amaigri, déshydraté, et refusait de boire et de manger. Il avait un bon moral et avait l’air curieux. Cependant, après quelques minutes d’activité, il s’est couché en rond près de Suzanne et moi, fatigué. Je l’ai longuement caressé, je lui ai parlé tout doucement. Et puis, le moment est venu. Je lui ai dit adieu, en me disant que je regretterais de ne pas l’avoir fait et que je regretterais de l’avoir fait. En sortant de l’hôpital, cependant, après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps (en fait, j’ai su par après qu’il en restait encore beaucoup), je me suis sentie en paix. J’ai l’impression d’avoir fait ce qu’il fallait faire au moment où il fallait le faire. Il a toujours eu en moi une confiance indéfectible et j’espère avoir été à la hauteur de l’idée qu’il avait l’air de se faire des êtres humains.

À la maison, il y avait, il y a son frère Tom. Ils ont toujours eu chacun leur personnalité, mais, en même temps, je n’ai jamais pu m’empêcher de penser à eux comme à un tandem : Toméboy, les bébés, les garçons. J’ai toujours été fascinée par leur gémellité, par leur faculté de venir m’accueillir à la porte côte à côte, comme les petits chevaux félins du même attelage. Les gens qui les connaissaient savaient les distinguer, mais les personnes étrangères les confondaient constamment. Ça fait un effet bizarre d’avoir maintenant un demi-couple de jumeaux. J’essaie de ne pas faire de projection et de ne pas anthropomorphiser Tom, mais je pense qu’il cherche sa deuxième moitié qui a fait tant de chemin avec lui. Il s’ennuie sans doute de l’attaquer, de se coucher contre lui, de le mordiller, de le laver, d’oublier où son corps commence et où celui de l’autre finit. Moi, je vais m’ennuyer des beaux grands yeux bleus de Boy, de son petit poil duveteux, de ses petits mordillements amoureux, de ses miaulements et de son vocabulaire caractéristiques et de tous ces petits je-ne-sais-quoi qui font qu’un chat ne ressemble jamais tout à fait à un autre.

« Page décentrée »: Commise, voyageuse et toujours vivante

Sillage des lumières d'automobile sur une route la nuité

« Adopt a Highway » peut-on lire en bordure de certains tronçons de l’autoroute 401 qui traverse l’Ontario d’est en ouest. Au moins ce n’est pas en français mal traduit, comme certains autres panneaux provinciaux… Eh bien, je l’ai fait. Les papiers n’ont jamais été officiellement signés, mais je peux dire que j’ai fait cette autoroute mienne. Bon gré, mal gré. Je la connais par cœur. Je la déteste par les jours de mauvais temps, je l’accepte comme un mal nécessaire la plupart du temps. J’y ai passé des nuits entières à attendre que la neige cesse, j’y ai roulé plus vite que nécessaire (ne le dites pas à l’OPP), j’en ai visité tous les Tim Horton’s, j’en ai boycotté tous les MacDonald’s, je connais toutes les sorties qui débouchent sur un latte potable, j’ai comparé le prix de l’essence de toutes ses stations-service. Ma voiture en sait tous les méandres. Je suis professeure d’université et je mène la vie d’une commis-voyageuse.

AVERTISSEMENT : Pour la livraison du 15 octobre de ma «Page décentrée», je puise de manière éhontée dans mes fonds de tiroir et vous propose une version remaniée d’un article paru dans L’autre forum. Le journal des professeurs et professeures de l’Université de Montréal, vol. 9, numéro 2 (février 2005), p. 6. Et je persiste et signe!

Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).

Ma mère et les Autres

«On était limité dans notre imagination.» Tu l’es encore, Richard. Tu es non seulement limité dans ton imagination, mais tu l’es dans ton empathie, ta compassion, tout ton esprit. Tu es même limité dans ton amour, je pense, parce que tu te sers de la Fête des Mères pour distiller ta malveillance. Car ton besoin d’attaquer tout ce qui n’est pas toi, tout ce que tu ne comprends pas, lui, semble sans limite. Ou alors, tu fais semblant pour qu’on continue de te payer pour le faire, c’est du pareil au même…

Ma mère et moi à Toronto en 1997.

Moi, ma mère est née en 1930, sans doute de la même génération que la tienne puisque nous sommes à peu près du même âge, toi et moi. De par ses origines, de par sa culture catholique canadienne française, de par son éducation, elle avait ses propres défis – nous avons tou·te·s les nôtres. Je ne sais pas ce qu’elle aurait pensé du débat actuel sur la laïcité, elle est décédée il y a quelques années et elle était déjà trop malade lorsque la discussion s’est amorcée*. Je ne sais pas non plus comment elle percevrait toute la révolution actuelle au sujet du genre et de l’inclusion. Je ne sais pas non plus si elle mégenrerait ou non mes ami·e·s trans J***, M***, A*** et les autres…

Ce que je sais, c’est qu’elle m’a élevée dans l’ouverture à l’autre qui est la moitié du temps moi-même, et qui n’est en fait autre que tant que je le garde à distance. La chanson «L’étranger» de Pauline Julien, ça te dit quelque chose? Sauf que ma mère ouvrait aussi son cœur. J’ai grandi dans un quartier où se côtoyaient plusieurs communautés culturelles. Quand j’étais petite (c’était au tournant des années soixante-dix), quand elle rentrait de son travail sur la rue Chabanel, elle nous relatait ses plus récentes conversations avec ses collègues de travail. Elle vivait le multiculturalisme au quotidien avant même que le mot ne soit appliqué par nos gouvernements.

Il y avait son ami Chiraz ou Shiraz qui venait d’un pays musulman d’Afrique. Sa petite sœur était venue le rejoindre; elle voulait porter ses vêtements traditionnels, mais il l’encourageait à s’habiller à l’occidentale parce que c’était maintenant ici qu’elle habitait. Sa petite sœur était d’un autre avis. Ma mère l’écoutait et discutait du pour et du contre avec lui.

Il y avait Susan, la jeune fille juive orthodoxe qui intriguait bien ma mère: elle ne comprenait pas que, pour des raisons culturelles, elle doive cesser de travailler après son mariage qui approchait. Elle ne comprenait pas non plus la nécessité de couvrir ses beaux cheveux. Elles en parlaient ensemble.

Il y avait aussi Mireille, commis de bureau le jour, danseuse nue le vendredi soir. Cela rendait ma mère perplexe, car elle se demandait comment on pouvait avoir l’audace de se déshabiller ainsi en public. Je l’aimais sans la connaître, Mireille, parce que c’est par son truchement que j’avais hérité d’une minijupe en suède. Tout de même, le soir de la Tempête du siècle, c’est en portant les bottes à talons hauts de Mireille, qui lui montaient jusqu’en haut des cuisses parce que ma mère n’avait pas de longues jambes de danseuse à gogo, qu’elle est rentrée à pied dans la neige.

Il y avait mes ami·e·s également, avec qui ma mère se montrait toujours ouverte d’esprit et encline à la conversation. Chaque fois qu’il est question de ma mère, B***, une de mes meilleures amies de l’école secondaire, revient toujours sur le fait que celle-ci, plutôt que de la juger comme le faisaient les autres parents, plutôt que de me dire «je ne veux pas que tu te tiennes avec elle», s’assoyait avec elle et jasait. Même quand j’étais occupée à autre chose, elles bavardaient ensemble. Ma mère faisait cela avec tout le monde: parler pour les connaître, pour ne pas se laisser limiter dans son imagination.

Quand j’ai appris à ma mère que j’étais lesbienne (on ne disait pas queer ni lgbtq2s), j’avoue qu’elle ne l’a pas tout de suite bien pris. Il lui a fallu quelques jours. Elle semblait se soucier surtout des gens autour: «Que va dire ta tante?» Mais elle m’a écoutée, et elle a toujours bien accueilli mes ami·e·s gai·e·s (on ne disait pas queer ni lgbtq2s). Elle a a ouvert grand son cœur à ma blonde avant même que tout le reste de la famille soit au courant.

J’aimerais avoir eu l’occasion de présenter à ma mère tou·te·s mes magnifiques ami·e·s dans leur belle diversité. Elle aurait été curieuse, je pense, n’aurait pas caché son étonnement, le cas échéant. Elle serait vite allée à leur rencontre. Je suis sûre qu’elle aurait eu beaucoup de questions à poser (désolée, J***, mais tu ne t’en serais pas sauvé!) à mon bon ami trans que son fils appelle maman; elle aurait voulu comprendre. Je lui aurais aussi parlé de cet autre couple de ma connaissance, elles sont lesbiennes et l’une d’elles est trans, mais elle ont eu la chance de procréer ensemble (A***, my mom also spoke English, so you would get your share of questions!).

Alors, Richard, je ne sais pas pour ta mère, mais je sais que la mienne m’a transmis cet esprit d’ouverture. Parfois moi-même, à cause de ce que je suis peut-être, ou des personnes que je côtoie, j’ai sans doute repoussé ses limites, mais jamais elle ne m’a repoussée, elle. Je n’ai toujours senti que de l’amour et de l’intérêt pour ce que j’étais, pour ce que le monde était. Et c’est cet héritage que je porte en moi.

Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour repousser ses limites, Richard.

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* Ma mère est décédée des suites de la maladie d’Alzheimer en 2015. Je l’évoque dans mon recueil Oubliez.

***

En attendant, en cette belle journée de la Fête des Mères, j’ai une pensée très tendre pour Fleurette, la mienne, qui a contribué à faire de moi ce que je suis. Tu me manques tous les jours, maman, et en même temps tu restes là, tout près.

Moi, avec ma mère, autour de 2010.

Quelques suggestions de lecture

13-Souvenirs d'enfanceChroniqueuse à l’émission Sur le vif (l’émission du retour à la maison animée par Marie-Lou St-Onge et diffusée à ICI Première Ottawa-Gatineau), Karine Lessard réalise une série de chroniques sur les lectures d’été des auteur.e.s de l’Ontario français. Pour l’émission du mardi 17 juillet, elle m’a interviewée pour me demander ce que je lisais cet été. En bonne bibliophage que je suis, je lui ai fait beaucoup trop de suggestions pour que tout tienne dans sa chronique, alors voici les quelques extraits que la chaîne a décidé de diffuser.