Les pages littéraires de Sylvie Bérard

Science-fiction, littérature, écriture

Catégorie: Écriture

Des feuilles…

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Poésie littérale et science-fiction métaphorique

Participe présent, no 79 (été 2020).

Dans le plus récent numéro de Participe présent, magazine de l’AAOF-Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, consacré à la littérature de genre franco-ontarienne, j’ai publié une réflexion où je mets en vis-à-vis l’écriture de science-fiction et la poésie. La voici ci-dessous. Le numéro complet se trouve sur le site de l’AAOF.

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Canada en prestation

Vendredi dernier, en plus de participer aux activités du Salon du livre du Grand Sudbury, j’ai donné une lecture-performance en ligne dans le cadre de #canadaenprestation. Il s’agit d’un fonds d’aide à court terme de 700 000 $ qui sert à financer les prestations en ligne d’artistes et d’auteurs professionnels canadiens. L’initiative a été lancée par Facebook Canada et le Centre national des Arts en réponse à la crise de la COVID-19 pour alléger les pressions financières sur les artistes touchés par la fermeture des rideaux à l’échelle du pays, et pour redonner le moral aux Canadiens et Canadiennes. L’offre du programme est très diversifiée et de grande qualité. J’avoue que je me suis sentie honorée d’être invitée à faire partie de la programmation.

Sylvie Bérard
Olivier Sylvestre

Mon événement, intitulé Failles festives! et animé par Olivier Sylvestre que je remercie chaleureusement, a été diffusé sur Facebook à 22h le 8 mai 2020. Il se décrivait comme suit:

À croire que j’aime les failles
À louer les tremblements
Érigés en plein ou en creux

La route n’est droite dans aucun sens
Ses accotements abîmes
De souffles coupés
Ses pentes vertiges renversés

Des accidents
M’échouent sur le chemin qui mène
J’aimerais vous dire je m’y retrouverai la prochaine fois
Ou non

Jamais exactement là où elle devrait être, jamais attendue telle quelle, jamais tout à fait comme il faut. Ni d’eux, ni d’elles, ni d’iels, la voix poétique investit l’univers de la faille, cette imperfection qui devient ici un espace où repenser les possibles. Les trois suites poétiques du recueil À croire que j’aime les failles sont tour à tour transgressives, agrammaticales, joyeusement de guingois, et questionnent le matériau, celui avec lequel on forge une langue, celui contre lequel s’érodent les souvenirs.

Dans cette performance virtuelle, Sylvie Bérard fait la lecture de la troisième partie de son recueil, «Failles festives».

Cette lecture, d’environ 20 minutes, sera suivie d’une rencontre avec l’auteure.

Voici les deux enregistrements de l’événement.

D’abord la lecture:

Puis la rencontre:

https://youtu.be/8CjmI1yeD80

Bon (re)visionnement!

Auteure, autrice et écrivaine

Un ami m’a demandé aujourd’hui: «Auteure, écrivaine ou autrice? En général? Et pour toi?»

J’ai pensé partager ici ce que je lui ai répondu:

Déjà, auteure ou autrice et écrivaine, ce sont deux choses différentes. Être écrivaine c’est écrire, et être auteure ou autrice c’est avoir la propriété de ce que je crée, pas juste par écrit. Je suis les deux. Pour ce qui est de la différence entre auteure et autrice, elle est complexe pour moi. Je me disais auteure et luttais pour nommer les autres auteures bien avant que le mot se répande dans les nouvelles grammaires. Et maintenant que la forme féminisée de l’activité est en train de passer dans l’usage, on utilise de plus en plus «autrice». Je ne suis pas contre et je suis même pour, et je l’emploie aussi, mais les vieilles habitudes ont la vie dure.

« Page décentrée »: Commise, voyageuse et toujours vivante

Sillage des lumières d'automobile sur une route la nuité

« Adopt a Highway » peut-on lire en bordure de certains tronçons de l’autoroute 401 qui traverse l’Ontario d’est en ouest. Au moins ce n’est pas en français mal traduit, comme certains autres panneaux provinciaux… Eh bien, je l’ai fait. Les papiers n’ont jamais été officiellement signés, mais je peux dire que j’ai fait cette autoroute mienne. Bon gré, mal gré. Je la connais par cœur. Je la déteste par les jours de mauvais temps, je l’accepte comme un mal nécessaire la plupart du temps. J’y ai passé des nuits entières à attendre que la neige cesse, j’y ai roulé plus vite que nécessaire (ne le dites pas à l’OPP), j’en ai visité tous les Tim Horton’s, j’en ai boycotté tous les MacDonald’s, je connais toutes les sorties qui débouchent sur un latte potable, j’ai comparé le prix de l’essence de toutes ses stations-service. Ma voiture en sait tous les méandres. Je suis professeure d’université et je mène la vie d’une commis-voyageuse.

AVERTISSEMENT : Pour la livraison du 15 octobre de ma «Page décentrée», je puise de manière éhontée dans mes fonds de tiroir et vous propose une version remaniée d’un article paru dans L’autre forum. Le journal des professeurs et professeures de l’Université de Montréal, vol. 9, numéro 2 (février 2005), p. 6. Et je persiste et signe!

Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).