Les pages littéraires de Sylvie Bérard

Science-fiction, littérature, écriture

Catégorie: Enseignement

« Page décentrée »: Commise, voyageuse et toujours vivante

Sillage des lumières d'automobile sur une route la nuité

« Adopt a Highway » peut-on lire en bordure de certains tronçons de l’autoroute 401 qui traverse l’Ontario d’est en ouest. Au moins ce n’est pas en français mal traduit, comme certains autres panneaux provinciaux… Eh bien, je l’ai fait. Les papiers n’ont jamais été officiellement signés, mais je peux dire que j’ai fait cette autoroute mienne. Bon gré, mal gré. Je la connais par cœur. Je la déteste par les jours de mauvais temps, je l’accepte comme un mal nécessaire la plupart du temps. J’y ai passé des nuits entières à attendre que la neige cesse, j’y ai roulé plus vite que nécessaire (ne le dites pas à l’OPP), j’en ai visité tous les Tim Horton’s, j’en ai boycotté tous les MacDonald’s, je connais toutes les sorties qui débouchent sur un latte potable, j’ai comparé le prix de l’essence de toutes ses stations-service. Ma voiture en sait tous les méandres. Je suis professeure d’université et je mène la vie d’une commis-voyageuse.

AVERTISSEMENT : Pour la livraison du 15 octobre de ma «Page décentrée», je puise de manière éhontée dans mes fonds de tiroir et vous propose une version remaniée d’un article paru dans L’autre forum. Le journal des professeurs et professeures de l’Université de Montréal, vol. 9, numéro 2 (février 2005), p. 6. Et je persiste et signe!

Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).

« Page décentrée »: Le plaisir de la rentrée

C’est aussi en septembre que je redeviens plus une prof qui écrit qu’une écrivaine qui enseigne, quoique les deux activités se recoupent constamment pour moi. Il y a quelques jours, une collègue en travail social me demandait si je publiais surtout des articles ou des livres dans mon domaine, et je lui ai répondu que j’écrivais des articles savants et des œuvres littéraires. C’était une boutade, mais c’est aussi assez vrai. Et il n’y a pas beaucoup de différence dans mon esprit entre les deux activités, dans le sens où je suis la même personne écrivant à partir du même point de vue sur le monde et, le plus souvent, avec un plaisir équivalent.

Dans la livraison du 15 septembre de ma «Page décentrée», je ne peux m’empêcher de parler de la rentrée des classes. J’y glisse quelques mots à propos de mon cours de quatrième année en création littéraire.

Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).