Les pages littéraires de Sylvie Bérard

Science-fiction, littérature, écriture

Catégorie: Science-fiction

Poésie littérale et science-fiction métaphorique

Participe présent, no 79 (été 2020).

Dans le plus récent numéro de Participe présent, magazine de l’AAOF-Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, consacré à la littérature de genre franco-ontarienne, j’ai publié une réflexion où je mets en vis-à-vis l’écriture de science-fiction et la poésie. La voici ci-dessous. Le numéro complet se trouve sur le site de l’AAOF.

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Nous vivons une époque extraordinaire

Dans Extra(Ordinary) People, mon livre préféré de Joanna Russ, entre chaque chapitre ou nouvelle (c’est un quasi-roman composé d’un collage de récits), un personnage demande si c’est ainsi que le monde a été sauvé. Et la narratrice enchaîne avec le prochain récit. À la fin du dernier récit (je cite de mémoire parce que je n’ai pas le livre avec moi, et arrêtez de lire si vous aimez vous garder les punchs), la question est posée une dernière fois et l’autre répond: «Qu’est-ce qui te dit que le monde a été sauvé?»

Ces jours-ci, quand je regarde et lis les nouvelles, je suis plus proche de cette dernière question rhétorique que du questionnement préalable…

« Page décentrée »: Je me rapproche dangereusement de moi-même

«Longtemps, je n’ai pas été attirée par l’autofiction. Dans mes lectures, dans mon écriture. Je n’éprouvais pas une aversion particulière pour l’écriture de soi détournée en roman, mais c’est juste que mon attention semblait se diriger ailleurs, du côté de la création de mondes, de personnages qui n’avaient pas trop l’air d’être une projection de moi.
J’écrivais de la science-fiction, ce qui me permettait d’avoir l’air de me tenir loin de l’autobiographique ou de ne pas me faire poser de questions sur celui-ci. Si j’avais fait des romans se déroulant dans un semblant d’équivalent du même espace-temps que celui dans lequel j’évoluais, parions que les gens auraient pu être plus soupçonneux.»

Dans la livraison du 15 juin de ma «Page décentrée», je réfléchis à l’autofiction, la mienne et celle des autres.

Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).

SuperSy

Laissez-moi vous avouer une chose: j’aime SnapChat. Pas comme outil de communication; j’ai déjà bien assez des messages texte, de Messenger, du courriel et des gens qui trouvent encore le téléphone utile. Non, j’utilise SnapChat pour prendre des selfies transformés de moi. On peut s’améliorer sur ces photos, mais, moi, je les prends surtout pour m’empirer et amuser la galerie de mes destinataires. J’en tire parfois de petits films que je bidouille sur Magisto et qui me servent à faire rigoler un public encore plus restreint. J’ose aujourd’hui partager le plus récent échantillon de ces films, en espérant vous faire sourire un peu.

Comment faire taire la mort sur Bételgeuse

« Je blague. En fait, ce livre raconte l’histoire de deux jeunes androïdes noirs dont l’origine n’est jamais préciséeet qui vivent exilés sur une grande planète surpeuplée du milieu de la Voie lactée. Les deux androïdes passent une partie de leur temps libre, qu’ils ont abondant, dans les univers 3D, et lorsqu’ils ne vivent pas des aventures par procuration, ils essaient d’en concevoir eux-mêmes, ils en discutent et en théorisent. Surtout, ils se matérialisent dans tous les coins de la planète pour draguer les jolies extraterrestres locales et revenir dans leurs quartiers d’habitation pour discuter des relations mixtes entre les androïdes et les aliens. Ce roman est, plus que son titre irrévérencieux, voué à attirer sur lui le scandale. C’est un regard sarcastique sur l’héritage culturel, les rapports entre individus et les préjugés encore tenaces. » — Sylvie Bérard, Une sorte de nitescence langoureuse.