Mutation des avant-gardes

par Sylvie Bérard

Je suis au colloque Mutation des avant-gardes à compter de demain et pour les quatre prochains jours. J’y parlerai de ceci:

L’onirique rationnel d’Élisabeth Vonarburg ou la science-fiction comme avant-garde de la réalité

C’est la pensée rationnelle qui distingue, dit-on, la science-fiction des autres genres. Et pourtant, le rêve, lieu de l’irrationnel ou, du moins, d’une autre raison, y est partout présent, que ce soit dans les univers virtuels, dans les « états altérés de la conscience » ou dans les autres réalités parallèles irrationnelles. L’auteure de science-fiction québécoise contemporaine Élisabeth Vonarburg non seulement intègre le rêve à ses fictions, mais elle l’a érigé en méthode d’écriture, comme elle l’explique dans son guide Comment écrire des histoires : Guide de l’explorateur (Sainte-Foy: Le Griffon d’argile, 2004 [1986]). Le rêve, dans ses récits autrement inscrits dans un réseau complexe d’interrelations, permet des percées en avant ou de côté, des ruptures par rapport à l’univers fictionnel rhizomatique qu’elle s’affaire à construire depuis plus de trente ans. Dans cette communication, je compte observer comment, dans le corpus de l’auteure, l’image onirique sert d’assise à la performance du réel; comment, pour employer les termes d’Edgar Morin, le rêve est avant-garde de la réalité.

Ça se passe en partie à l’Usine C, en partie à l’Université de Montréal. Le site du colloque se trouve ici.

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