Les pages littéraires de Sylvie Bérard

Science-fiction, littérature, écriture

Francophonie et autochtonie (ontariennes)

PP« Les identités francophones et autochtones semblent souvent se tenir à l’écart l’une de l’autre en Ontario. Faites le test et combinez les mots « autochtone » (ou « métis »), « francophone » et « Ontario » dans un moteur de recherche : vous verrez que la récolte n’est ni copieuse ni très éclairante. Existe-t-il même des Autochtones francophones en Ontario? peut-on se demander de l’extérieur. La question, a priori, semble contenir une contradiction historique et politique. Comme le souligne Maurizio Gatti dans son essai Être écrivain amérindien au Québec1, pour les Autochtones, le français apparaît souvent comme une langue véhiculaire, un compromis volontaire (pour être compris de la majorité) ou conditionné par la langue apprise à l’école. En Ontario, c’est l’anglais qui est, au mieux, la langue véhiculaire pour beaucoup de francophones. Comment imaginer alors, si l’identité francophone n’est pas immédiatement associée aux identités autochtones, qu’une personne métisse ou des Premières Nations vivant en Ontario ait conservé le français comme langue maternelle, voire l’ait acquis comme langue d’usage? Pourquoi choisirait-elle le français comme langue d’écriture plutôt que l’anishinaabemowin, par exemple ou, à défaut, l’anglais, langue de la majorité de l’Ontario, du Canada et de l’Amérique du Nord? »

Pour lire la suite de mon article «À la recherche d’une littérature autochtone franco-ontarienne. Réflexion sur une intersection difficile» qui vient juste de paraître dans la revue Participe présent de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, ainsi que toutes les superbes contributions à ce numéro spécial «Diversité et création en Ontario français», rendez-vous sur le site de l’association.

Un poème t’habille

Je vous rappelle qu’aujourd’hui est la Journée du poème à porter. Voici un de mes poèmes, au cas où vous chercheriez quoi porter.

L’écriture: buffet culturel à volonté?

Voici la livraison d’avril de ma chronique «La page décentrée».

Sylvie Bérard-La page décentrée-Appropriation

 

Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).

Non sans rapport avec une chronique en préparation


« je suis écrivaine » est toujours une excellente excuse
« pourquoi fais-tu des recherches sur la culture aztèque » je suis écrivaine
« pourquoi t’intéresses-tu aux fleurs vénéneuses » je suis écrivaine
« pourquoi y a-t-il un cadavre dans ton grenier » je suis écrivaine

Une analyse de Terre des Autres

Lisez l’article complet.

Source: Rodica Gabriela Chira, «Autour de l’altérité dans Terre des Autres de Sylvie Bérard», Studia UBB Philologia, LXIII, 1, 2018, p. 9-22.