« Page décentrée »: Philosophie, métaphysique, théologie, et le reste est littérature

«Pour revenir au mème, disons-le franchement : l’image de la lampe de poche dont s’armerait le ou la scientifique ne tient pas la route. En fait, c’est tout le récit qui n’est pas cohérent. Que fabrique tous ces gens, scientifiques, philosophes ou autres, dans cette chambre noire? Illes cherchent un chat, mais pourquoi un chat précisément? Pourquoi pense-t-illes le trouver dans cette chambre en particulier? Pourquoi se contenter de chercher un chat alors qu’il y a peut-être mille et une autre merveilles dans la pièce, et pourquoi cette pièce en particulier quand il y a tout un univers à explorer? Et je ne parle même pas du fait que toute l’expérience se déroule dans une dark room/chambre noire : et si c’était une photo de chat qui se trouvait dans la pièce et si notre scientifique allait nous la gâcher avec l’éclairage de sa lampe de poche?»
Dans la livraison du 15 mai de ma «Page décentrée», je médite sur un mème et réfléchis à la science et à la créativité.
Le document original se trouve sur le site de l’association Pédagogie et pratiques canadiennes en création littéraire (PPCCL).



«Évidemment, il y a de la pudeur dans tout cela. Écrire de la non-fiction créative, c’est un peu comme prendre un égoportrait sous le meilleur angle possible et en jouant avec tous les filtres sophistiqués dont on dispose, non? C’est utiliser toute la technique dont on dispose pour laisser se développer son propre visage sur la pellicule-texte, non? Ou suis-je injuste? La caméra n’a pas toujours à être tournée vers soi. On peut se placer dans le monde en observateur·trice. Offrir à l’autre un angle de vue. On peut se faire tout petit·e. En fait, on n’a même pas à toujours être là, comme en témoigne l’existence de la non-fiction créative historique.»